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DÉVELOPPEMENT LOCAL, PARTICIPATION, ET PROJETS CULTURELS L’EXPÉRIENCE DE LA “ZONE INTERNE” CASENTINOVALTIBERINA

Eleonora Ducci, Unione dei Comuni del Casentino
Alessandra de Renzis, Regione Toscana (anche dati)
Daniela Nocentini, referente de la SNAI Casentino-Valtiberina
Sabrina Lucatelli, Riabitare l’Italia
Andrea Rossi, Ecomuseo del Casentino
Lucia Franchi, co-directrice, e Marta Meroni, responsable de production,
Kilowatt Festival
Laura Caruso, CasermArchelogica

Introduction politique

Coopération européenne : c'est l'occasion de se mettre ensemble, en dialogue et d'unir nos forces entre territoires ruraux qui partageons de mêmes situations et problématiques. Ici, à Sansepolcro, c'est une belle occasion de voir comment la culture peut contribuer au développement économique et territorial. Confrontés à une crise économique : comment la culture peut constituer une réponse ? Le commerce fait partie d' lhistoire de Sansepolcro depuis le XVème siècle, c'est un carrfour commercial. Cette histoire est entrée en crise en 2008 notamment à cause de nouvelles formes de commerce. Assez rapidement l'administration a cherché des solutions dans la culture pour contre carrer le vide laissé par le développement économique. C'est un territoire riche de chefs d'oeuvre picturaux. De très nombreuses fresques sont présentes sur le terrritoire. Donc le développement culturel peut paraître évident mais longtemps ces joyaux n'ont pas été considérés comme tels pour le développement territorial. Ce n'est pas un hasard si ses fonctions comme adjointe sont : "culture-commerce-tourisme".

C'est assez récent qu'ils aient commencé à mettre tout cela en système. Cette façon de faire vivre le passé dans le présent répond également à des exigneces d'autres types comme la renaissance d'un patrimoine architectural et urbanistique. Il y'a une articulation entre différents champs culturels.

La coopération public-privée est fondamentale.

Le complexe était plus grand que les espaces visités mais l'importance historique du lieu repose sur la découverte de la "Madone" qui est désormais au musée des beaux arts. C'est un lieu à très forte valeur historique, artistique et architecturale. Au XVème siècle le complexe est consacré aux soins puis plus tard il devient  un hôpital jusqu'en 1976 tout en conservant ses fonctions d'église. Le projet contemporain tient à préserver la sauvegarde de l'âme du lieu notamment par rapport aux évènements vécus durant la seconde guerre mondiale. Le directeur de l'hôpital et les infirmiers ont pris soin des personnes d'un centre de déportations d'habitants, des prisonniers politiques. Les conditions de vie étaient telles que les déportés étaient très souvent accuillis dans l'hôpital. L'équipe médicale tentaient de les garder le plus longtemps possibles et de les protéger.

C'est important qu'il reste un lieu vécu et vivant.

La Région Toscane terre de participation par Alessandra De Renzis

La participation est évidente pour un toscan, ça fait partie de son identité. La Toscane a été la première région en Italie a voté une loi sur la participation, et elle pionnière à l'échelle européenne. La participation est dans l'article 3 de la constitution régionale : des toscans et des toscans résidents à l'extérieur. Elle est venue offrir un cadre légal à la participation des habitants à la conception des lois régionale set dans la vie de tous les jours. Elle vient formaliser une pratique diffuse déjà existante. Elle s'est inspirée de la convention citoyenne française. Il ne s'agit pas de déresponsabiliser les collectivités territoriales mais d'encadrer un processus et de le suivre. Sont concernés les habitants, les citoyens étrangers, les apatrides et quiconcque à un intérêt aux projets soumis au débat. Dans le cadre de la programmation européenne, des appels à projet ont permis de financer les processus participatifs. Il y'a des conseils citoyens pour la santé spécifiquement. Il y'a une loi dédiée à la participation citoyenne dans le secteur de la santé. Parlement régional des étudiants qui participe aux travaux du Conseil Régional.

Eleonora Ducci, Unione dei Comuni del Casentino

Maire d'un village de 1000 habitants, et représentante d'une intercommunalité de 8 communes.

Ils ont centré leur travail sur l'éducation et la culture. Ils ont ouvert des crèches dans des municipalités très petites avec 3-6 enfants. On essaie de créer des services de proximité pour maintenir les populations. Ce travail doit aboutir à des citoyens qui aiment rester sur le territoire. La communauté, les familles trouvent un lieu qui les accueille, qui les soutient. Association d'écoles très participatives qui amènent très souvent les enfants visiter ces musées. Ils ont travaillé un pacte d'éducation pour les enfants et les adultes (écoles, institutions, associations) pour améliorer l'éducation des citoyens, des habitants. C'est un beau moyen de faire communauté dans des lieux qui sont très dispersés. La vraie difficulté c'est d'accéder aux services. C'est pourquoi l'important c'est d'apporter des services. Notre souhait est de créer un lieu de vie éducatif, culturel pour que les habitants aient envie de rester. Ils ont fait un travail sur le récit, se raconter, raconter l'histoire locale.

Daniela Nocentini, referente de la SNAI Casentino-Valtiberina

Il y'a des opportunités pour l'éducation au sens large, l'éducation populaire grâce au pacte d'éducation qui réunit des entreprises, des écoles, des universités, des associations, des habitants... Il y'a des ateliers de fabrication de paniers, de savoir-faire artisanaux... Un des éléments de fragilité ce sont les classes multi-niveaux. Mais ces contraintes offrent une nouvelle approche collaborative, l'école sans sac à dos, offre de nouvelles opportunités éducatives. Un centre de formation sur l'écnomie de montagne qui fonctionne bien. Le réseau de transport public : l'objectif est de renforcer le réseau de transport local (scolaire et lignes régulières). Economie forestière et économie touristique.

Echanges

Consultations via des "focus groupes". Avec toutes ces rencontres ont construit un parcours de participation. Il n'y a pas de contacts directs et constants avec les habitants. Il y'a eu un désengagement politique sur cette question de la participation. C'est grâce à l'Union Européenne que cela a pu se faire et continuer. Mais au niveau national, l'Etat n'est plus moteur (il l'étaut au démarrage), il laisse faire. A l'inverse, la Région a eu du mal à démarrer mais elle est devenue moteur.

En Italie, il y' a un rôle très important des syndicats et c'est eux qui ont été impliqués. Les commerçants assistent peu aux focus groupes mais les agriculteurs se rendent plus disponibles au regard des enjeux.

Il y'a plusieurs niveaux de participation autour de la santé. Il y'a des agoras de la santé beaucoup plus ouverts. Ce sont des espaces de consultation. Une loi prévoit la co-programmation sur tous les secteurs santé, social, éducation, culture. On peut trouver des exemples des règlements citoyens sur la page internet de la Région.

Andrea Rossi, Ecomuseo del Casentino

Il aime cette définition de l'éco-musée : un pacte par lequel une communauté s'engage à prendre soin d'un territoire. Un lieu où je me reconnais et je me projette. Un lieu pour accompagner des pratiques inclusives, une communauté pour faire vivre un patrimoine immatérielle et matérielle. Culture matérielle : l'environnement comme territoire, lieu de pratiques, de savoir-faire.

La gouvernance du projet : communes, associations, privés.

Biorégion : environnement, habitants. Gestion cohérente et durable des ressources naturelles.

Cartographie des différentes antennes locales, animées par les communautés d'usagers au niveau du bourg. Il y'en a qui naissent et d'autres disparaissent ça dépend de sprojets qui sont développés au fur et à mesure.

L'organisation thématique des différentes antennes. Les projets vont du château à la cabanne de charbonnier. Chaque lieu est significatif de la dynamique du territoire.

Ils participent aux réseaux nationaux et internationaux des éco-musées. L'éco-musée comme système de relations.

Grâce au financement régional sur la participation citoyenne, a permis de faire circuler un mini bus dans tout le Casentino poyur reccueillir des histoires, un récit vivant des traditions populaires. Il y'a eu des micro initiatives comme les déjeuners du dimanche pour partager les préparations culinaires et déjeuner ensemble.

Stand up for Africa : inclure les migrants sur les thèmes de l'inclusion sociale, dans un souci d'interprétation et de récit du territoire.

La Fetsa : articulation entre différentes fêtes traditionnelles locales dans une perspective d'améliorer les pratiques dans la gestion des déchets pour que les fêtes deviennent plus durables.

Ces cartographies de communautés dont le résultat peut apparaître un petit peu naïf part d'une cartographie citoyenne de ce qui est pour chacun son propre territoire. C'est un récit illustré de chaque éco musée. Ca libère les enthousiasmes et ça stimule une reconnaissance d'un récit micro-local.

En lien avec les plans paysages à l'échelle régionale, l'éco musée a été impliqué pour animer le processus participatif au niveau local : ils ont travaillé sur les invariants paysagers.

Ils ont également contribué à élaborer les scénarios de prospective à 2040.

L'écomusée a été moteur pour la construction du pacte éducatif local et la candidature au patrimoine mondial de l'UNESCO pour le patrimoine immatériel.

Tout cela impliqué des recherche-action, une platefroem digitale, fiches avec des vidéos, textes et images qui peuvent être mises à jour progressivement... pour réaliser l'atlas paysager local.

Une communauté d'héritage pour quiconque veut/désire prendre soin du patrimoine immatérielle. Il y'a une communauté d'héritage qui s'occupe des rites de paysage des saisons.

Lucia Franchi, co-directrice, e Marta Meroni, responsable de production, Kilowatt Festival

Les quatre première éditions ne fonctionent pas : pas de publics. En 2006, "tu veux devenir un visionnaire ?". Un groupe de citoyens de Sansepolcro de choisir une partie du spectacle. Ce sont des personnes intéressées à l'art. 235 habitants ont été visionnaires depuis 2006. Chaque année, un appel à projets pour compagnies émergentes (>300 vidéos/an). Ils les visonnennt toutes et 9 seront présentés au festival. Une rencontre avec les visionnaires et les compagnies invitées a lieu en fin de festival. Elle est ouverte à tous.

Transfert de responsabilités en échange d'un fort sentiment d'appartenance. Processus de sélection avec une constante réflexion partagée avec les "visionnaires". Du projet de Kilowatt un réseau italien "L'Italie des visionnaires". Beaucoup de collègues ont reproduit ce modèle dans leur ville. Pendant 8 ans, était le chef de projet européen de Creative Europe "Bespectative. Cela a permis de partager cette expérience avec d'autres pays européens.

Chaque édition du festival a 7000 tickets vendus et 8000 spectacteurs aux évènements gratuits. Il y'a des inivtés spéciaux:"parrains et marraines du festival".

La place des communs + après le festival

Résidences artistiques grâce au soutien exceptionnel de la Région Toscane. Une vingtaine de companies viennent chaque année travailler ici. La maison des artistes accueille et héberge les artistes en résidence.

Comment porter le théâtre aux habitants ? En 2006, nous sommes dit : "soit on commence à penser que le festival appartient à la ville soit c'est mieux de s'arrêter. Depuis 23 ans, nous n'avons jamais arrêté".

Laura Caruso, CasermArchelogica

Projet : La République des forêts : gardien de l'alpe de la lune" (réserve naturelle du Casentino).

Projet coordonné par CasermArchelogica mais se tient sur deux communes.

  • régénérer le patrimoine de façon durable
  • créer du soin social et culturel
  • tourisme nature

Les 15 actions prévues en 4 secteurs thématiques. Il reste deux ans pour développer le projet.

  • nature, sentiers, slow tourisme
  • culture, mémoire et archéologie
  • ....

Sabrina Lucatelli, Riabitare l’Italia

Soutenir les communautés des petits centres. Vision polycentrique. Travaille de plus en plus vers un modèle de coopération entre petites communes. La vie est possible, est belle, est faisable dans ces petits villages. ce n'est pas une bataille contre les grandes villes mais on doit travailler mieux et ensemble. C'est une vie différente mais chaque citoyen doit être libre de choisir son lieu de vie.

Quel est le premier signe de la participation ? C'est la possibilité de vivre et d'habiter cette zone. Qui veut créer une famille dans cette zone doit avoir la possibilité de pouvoir donner naissance dans cette zone donc il faut soutenir les service sessentiels à commencer par les maternités. Les jeunes des zones internes veulent rester, ce n'est pas vrai qu'ils veulent partir. les jeunes veulent que les élus trouvent des solutions pour maintenir la vie dans ces lieux. Il faut faire des compensations financières au niveau macro.

Habitat, participation, et transparence.

L'Italie c'est le pays des statistiques, on connaît très bien les traditions de départ et les évolutions. Les zones internes essaient de mesurer ces changements. Est-ce qu'on commence à rééquilibrer la perte immense des populations ?

IL PALIO, FÊTE TRADITIONNELLE POPULAIRE
UNE EXPÉRIENCE CITOYENNE & ART CONTEMPORAIN

Les “arbalétriers” animent le palio, fête annuelle qui remonte à la Renaissance, dont l’édition 2022 a comporté une collaboration avec Kilowatt, la communauté locale et les artistes d’art contemporain Bianco-Feste del Valente.

Rencontre avec la Società Balestrieri Sansepolcro

RETROSPECTIVE QUOTIDIENNE

Jour-4

Nos plus grands étonnements

Bilan
  • Dynamisme KILOWATT
  • Associer commerce et culture : la culture pour sauver le commerce
  • Seule les Régions Toscane et Emilie-Romagne font vivre la participation citoyenne ?
  • Pedibus
  • Foisonnement participatif en Toscane et Emilie-Romagne
  • Musée des plantes
  • Statistiques fines
  • 500 naissances/maternité, norme en France et en Italie : qui décide de cette norme ?
  • Palio rose
  • Pourquoi la participation citoyenne est un sujet aussi féminin

Nos prochains petits pas

Bilan
  • Repenser mon écosystème autour de la culture
  • Oser
  • Parler de KILOWATT à des compagnies ariégeoises
  • Envoyer la semaine prochaine des infos à Daniela
  • Ne pas considérer la pause de 11h comme le déjeuner
  • Formaliser/expliquer ce que je sais faire pour mobiliser les participants
  • Transmettre en Ariège l'idéologie toscane de la participation
  • Voir le portail "Open Toscana"
  • Lire "Voglia di Ristore"

Ce que j'en retiens...

Bilan
  • Tout se tient : traiter les problèmes en système
  • Polycentrisme
  • Présence des femmes dans la particitpation citoyenne et la culture
  • La participation est inscrite dans la culture des toscans
  • Force artistique pour créer des liens
  • On peut faire un centre culturel dans une église
  • Festival KILOWATT assez visionnaire
  • Faire système, éco-système entre communes voisines, mais femmes élues prises en étau entre le niveau communal et national
  • Plafond de verre pour les femmes politiques
  • La culture au coeur du système à Sansepolcro

Nos frustations

Bilan
  • Soit le format, soit la forme
  • Toujours pas vu d'habitants
  • C'est trop court
  • Ne pas avoir eu la réponse de l'élue-adjointe à la Région
  • Avoir décroché pendant la présentation de l'écomusée
  • Pas de développemtn de la participation citoyenne sur le territoire : ils développent les résultats mais ils n'expliquent pas la méthode. Quel est concrètement le contenu de la loi régionale sur la participation citoyenne ?